Le journal du Grand Baz'arts, une troupe de théâtre lotoise
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Posts from — juin 2014

Cercle de lecture 15 Mai

Belle soirée sur la terrasse, vent léger, soleil couchant sur la vallée du Célé, nous sommes chez Madeleine et c’est elle qui commente le premier livre « Le Grand Cœur » de Jean Christophe Ruffin.

L’histoire ne lui est apparue passionnante qu’après les 130 premières pages. C’est à partir du moment où, parvenu en Orient après être parti de Bourges encore en quête de sponsors, qu’elle accroche à l’histoire de Jacques Cœur, car il faut dire aussi que c’est à partir de ce moment là qu’elle prend un grand essor. Une rencontre avec le Roi Charles VII, qui le prend d’amitié et en fait son argentier, donne à son avis de l’intérêt au texte. D’autant qu’entrer en affaire avec un Roi peu sympathique, Jacques Cœur doit apprendre à se méfier. La fin de l’ouvrage nous renseigne sur sa vie sentimentale. Amoureux d’Agnès Sorel il doit vivre avec elle, caché, car la belle Agnès est maîtresse officielle du Roi. Compliqué tout ça… Mais Jacques Cœur  doit être un malin car il sait se tirer de pas mal de situations. La preuve ? il aime l’architecture de la Renaissance, mais son amoureuse préfère les châteaux forts, qu’à cela ne tienne, sur les ruines d’un château fort il lui construira à Bourges, ce que l’on connaît aujourd’hui comme  » la Maison de Jacques Cœur » une pure inspiration de la Renaissance italienne…

Poursuivons avec Pascal et le livre qu’il nous a apporté : une autobiographie d’un aventurier de Figeac parti en 1860 au Pérou,  » Théodor Ber, une vie dans les Andes »

Manuscrits de 12 cahiers (dont deux retrouvés à la décharge municipale, sympa le classement…) qu’il a légué à la ville de Figeac et qui ont dormi jusqu’à nos jours avant que lus et réunis ils furent ressuscités. Ce journal c’est une écriture brute, d’un auteur qui a reçu peu d’éducation. Il est fils de tailleur et en 1848 il prend fait et cause pour la république. C’est sa vie d’homme embarqué pour le Pérou, qu’il nous conte. Il a fait tous les métiers pendant ses 60 ans de vie. Tailleur, journaliste, secrétaire, précepteur. Pour arriver à vivre dans ce pays, il doit s’adapter et visiblement il sait faire. A Lima il détecte des opportunités avec la riche bourgeoisie présente ,donc  il étudiera et deviendra précepteur. Il sera celui qui possède la culture en face de ceux qui possède l’argent. Il décrit la société péruvienne mais il ne peut y demeurer car il n’est pas très fortuné. Il revient donc à Paris, pendant la commune (1870) ou il fait partie des émeutiers. Elle se termine mal, il doit s’exiler à nouveau, il intrigue pour retourner au Pérou, et finit par être nommé vice consul de France…  Il continuera d’écrire son journal jusqu’en 1894 et mourra quatre ans plus tard à Lima.

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juin 10, 2014   Pas de commentaire